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| Un aîné bushman, Réserve du Kalahari, Botswana, 2004.
©Stephen Corry/Survival |
Les Bushmen
gana et gwi qui sont retournés vivre sur leur terre ont reçu
aujourd'hui l'ordre de quitter les lieux dans les dix jours. Des
policiers armés et des gardes forestiers sont postés dans la Réserve et
les menacent de leurs armes.
Le préfet du District s'est rendu aujourd'hui dans les communautés
situées dans la Réserve du Kalahari central pour leur adresser
l'ultimatum du gouvernement.
Tous les Bushmen résidant dans la Réserve, hormis une trentaine, en
avaient été expulsés en 2002. Depuis, certains y sont retournés malgré
l'opposition du gouvernement et aujourd'hui 200 à 250 personnes y
résident. Des centaines d'autres, parqués dans les camps de
relocalisation, désespèrent de ne pouvoir rentrer chez eux.
Le gouvernement agit au mépris du procès en cours censé se prononcer
sur le droit des Bushmen à retourner vivre dans la Réserve. La
révélation des menaces armées à l'encontre des Bushmen ne feront
qu'embarrasser le président du Botswana, Festus Mogae, et son ministre
des Affaires étrangères, Mompati Merafhe, qui se rendent aux
Nations-Unies à New York, où le président Mogae doit s'exprimer devant
l'Assemblée générale.
Stephen Corry, directeur de Survival international, a déclaré aujourd'hui : Le
gouvernement du Botswana ne tient pas compte du jugement de sa propre
Cour et encore moins des peuples indigènes de son pays. Toutes les
minorités qui s'y trouvent doivent maintenant se sentir menacées.
Nous ferons en sorte que la communauté internationale n'oublie pas les
Bushmen et leur souffrance. Le monde ne fermera pas les yeux sur leur
destruction – qui s'apparente désormais à un génocide. Les touristes se
rendant au Botswana et les personnes achetant des diamants de la
compagnie De Beers se rendent maintenant complices du plus grand des
crimes'.
Pur plus d'informations
Magali Rubino
01 42 41 44 10 magali@survivalfrance.org