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| Enfants bushmen, Réserve du Kalahari, Botswana, 2004.
©2004 Stephen Corry/Survival |
Vendredi dernier, vingt-cinq sympathisants de Survival International
ont été expulsés de la prestigieuse Oxford Union par des agents de
sécurité pour port de T-shirt insultants' et pour avoir posé des
questions injurieuses'. Tous étaient membres ou invités de l'Union.
Le président du Botswana, Festus Mogae, qui était invité par l'Union à
prononcer un discours promouvant le régime démocratique de son pays, a
été interpellé par des étudiants qui protestaient contre les
persécutions que fait subir son gouvernement aux pacifiques Bushmen
expulsés de leur territoire ancestral du Kalahari. Trois Bushmen, dont
un enfant, ont été récemment blessés par balles ; leurs leaders
ont été arrêtés, emprisonnés et inculpés de regroupement illégal'.
Les manifestants qui portaient un t-shirt au slogan : 'Botswana police
shoot Bushmen' (la police botswanaise tire sur les Bushmen) ont
accueilli le président à son entrée et à sa sortie des bâtiments de
l'Union en le huant aux cris de : Pourquoi persécutez-vous les
Bushmen ?' et Laissez les Bushmen rentrer chez eux'. Sa seule
réponse fut un geste obscène.
Les membres de l'Union qui l'interrogèrent durant la conférence sur sa
politique vis-à-vis des Bushmen furent eux aussi contraints de quitter
les lieux.
Stephen Corry, directeur de Survival International, se trouvait parmi
les personnes expulsées. Il a déclaré aujourd'hui :
« L'Oxford Union prétend avoir pour principes la diversité et le
franc-parler' et le libre-échange d'idées'. Il semble au contraire
qu'elle ait retenu les leçons des autorités botswanaises qui n'hésitent
pas à expulser quiconque se permet de les défier ».
Un réfugié chilien qui faisait partie du groupe des manifestants a
déclaré : L'attitude des membres de l'Oxford Union me rappelle
celle des sbires du général Pinochet'.