Le président fait attendre les Wichí en vain

23 Décembre 2005

Un fermier wichí, Argentine.
Un fermier wichí, Argentine.
©Jonathan Mazower/Survival

Pour la seconde fois en l'espace de quinze jours, dix représentants
wichí ont fait le long et coûteux voyage à la capitale depuis leur
territoire situé au nord de l'Argentine pour rencontrer le président
Kirchner. Une fois de plus, le rendez-vous a été annulé.

Les Wichí
avaient à l'origine sollicité une entrevue avec le président pour
activer leur dossier de demande de protection de la partie qui leur
reste de leur territoire ancestral. Le gouvernement de la Province de
Salta, où les Indiens vivent, veut imposer par des moyens frauduleux le
partage de leur territoire avec les colons qui occupent depuis le
siècle dernier la plupart des terres fertiles. Les Wichí considèrent
que le gouvernement fédéral, siganataire des conventions
internationales reconnaissant les droits territoriaux indigènes, porte
la responsabilité de garantir que leur terre soit pleinement protégée.

Après avoir attendu 4 jours dans la capitale, les Wichí furent
finalement informés que le rendez-vous tant attendu n'aurait pas lieu.
Les Wichí sont las d'attendre : on leur promet leur terre depuis 1991.