Les juges rejettent un argument du gouvernement

21 Février 2006

Enfants bushmen, Afrique du Sud.
Enfants bushmen, Afrique du Sud.
© ©Mark Håkansson/Survival

Dans le procès qui doit déterminer l'avenir des Bushmen
gana et gwi, les juges ont, ce matin, accordé à leur avocat une
objection portant sur la tentative de l'avocat du gouvernement
d'introduire une pièce à conviction précédemment rejetée par la Cour.

L'avocat du gouvernement, Sidney Pilane, a tenté de produire comme
pièce à conviction un rapport de 2005 concernant le territoire des
Bushmen qui avait été rejeté par la Cour parce qu'il avait été présenté
un an après le début de l'audition des témoins.

M. Pilane avait, en
septembre dernier, ordonné à l'armée d'employer des gaz lacrymogènes et
des balles en caoutchouc contre les Bushmen qui tentaient d'apporter
eau et nourriture à leurs familles restées dans la Réserve naturelle du
Kalahari central.

Les discussions concernant les pièces à conviction ainsi que
l'ajournement nécessaire à leur résolution ont déjà empiété de trois
jours sur le programme du procès. Il est d'ores et déjà le plus long et
le plus coûteux de l'histoire du Botswana, bien qu'intenté par ses
citoyens les plus pauvres.  

Le procès continuait aujourd'hui avec le contre-interrogatoire de Kathleen Alexander, témoin cité par le gouvernement.