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| Enfant bushman, Réserve du Kalahari, Botswana, 2004.
©2004 Stephen Corry/Survival |
Le Comité des Nations unies pour l'élimination de la discrimination
raciale a blâmé le gouvernement du Botswana pour avoir expulsé et
harcelé les Bushmen gana et gwi.
Dans un rapport particulièrement sévère, rendu public vendredi dernier,
le Comité exprime sa préoccupation face aux persistantes allégations
selon lesquelles [les Bushmen] ont été expulsés de force et en
particulier à travers des mesures telles que l'arrêt des services
vitaux dans la Réserve, le démantèlement des infrastructures
existantes, la confiscation du bétail, le harcèlement et les mauvais
traitements infligés à certains résidents par la police et les gardes
forestiers, l'interdiction de la chasse ainsi que les restrictions de
liberté de mouvement à l'intérieur de la Réserve'.
Le Comité des Nations unies exhorte le gouvernement du Botswana
à : porter une attention particulière au lien culturel étroit qui
unit les San/Basarwa [Bushmen] à leur territoire ancestral ;
protéger les activités économiques des San/Basarwa [Bushmen]
représentant un élément essentiel de leur culture comme la chasse et la
cueillette, qu'elles soit pratiquées de manière traditionnelle ou
moderne ; étudier toutes les alternatives possibles à la
relocalisation; et requérir l'accord préalable libre et informé des
personnes et groupes concernés'.
Le Comité a également condamné la décision gouvernementale d'abroger
les droits des Bushmen inscrits dans la Constitution, ce qui, selon
lui, pourrait infléchir le procès actuellement en cours intenté par
certains résidents de la Réserve centrale du Kalahari contre le
gouvernement pour contester leur expulsion'.
Pour plus d'informations
Magali Rubino
01 42 41 44 10
magali@survivalfrance.org