Un témoin reconnaît la présence de gardes armés dans la Réserve

30 Mars 2006

Femme bushman, Réserve du Kalahari, Botswana, 2004.
Femme bushman, Réserve du Kalahari, Botswana, 2004.
©Stephen Corry/Survival

Un haut fonctionnaire du gouvernement du Botswana a reconnu
cette semaine lors de son contre-interrogatoire que des fonctionnaires et des policiers
se trouvaient à proximité de la communauté de Metsiamenong en décembre 2005 et
janvier 2006.

Le gouvernement a systématiquement démenti la présence dans la Réserve de gardes armés
destinés à intimider les Bushmen qui refusaient de quitter leurs maisons et
leurs terres. Selon l'organisation First People of the Kalahari, les
fonctionnaires seraient toujours en poste dans la Réserve.

Le témoin, Joel Moragoshele, était en charge du
développement, du bien-être et de la réduction de la pauvreté des Bushmen dans
le camp de relocalisation de New Xade (où une grande partie d'entre eux ont été
déportés) mais il a affirmé n'avoir jamais discuté avec les Bushmen des
conditions de vie dans le camp.

M. Moragoshele a admis que les Bushmen vivant dans le camp dépendaient
principalement des subsides du gouvernement.

Il a également reconnu que bien qu'ayant travaillé à New
Xade deux ans avant les expulsions de 2002 et s'être rendu six fois par an dans
la Réserve,
il ne lui est jamais apparu que les expulsions posaient problème et qu'il n'en
avait jamais parlé avec les Bushmen vivant dans la Réserve.

Il a ajouté ne pas s'être inquiété des conséquences de la
destruction des réserves d'eau et des autres services car il ‘n'était pas
autorisé à se préoccuper de cette question'.