Au cours du contre-interrogatoire mené par l'avocat des Bushmen, le principal fonctionnaire responsable de l'expulsion de plusieurs centaines de Bushmen a affirmé avoir quasiment tout oublié de l'opération.
Interrogé sur ce qui s'est passé lors des expulsions, Nono Macheke, l'ex-commissaire du district de Ghanzi (la ville la plus proche de la Réserve du Kalahari) a répété 36 fois je ne me souviens pas' au cours de son audition.
Nono Macheke a confirmé qu'aucun Bushman n'avait été forcé ou persuadé de quitter sa terre ancestrale, mais que tous ceux qui avaient été relocalisés l'avaient été de leur propre gré. Il a pourtant été incapable de fournir une seule information sur les relocalisations, qui ont duré 10 jours, en affirmant qu'il ne se souvenait de rien.
Nono Macheke a réaffirmé que durant tout le temps qu'il avait passé dans la réserve, il n'avait pas parlé aux Bushmen et qu'aucun d'entre eux n'avait protesté contre le fait d'avoir été obligé de quitter son territoire.
Au cours du procès, de nombreux témoins bushmen ont confirmé n'avoir jamais souhaité quitter la réserve mais y avoir été forcés par les équipes d'expulsion gouvernementales coordonnées par Nono Macheke.
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