Un témoin du gouvernement déclare ne pas se souvenir des expulsions

4 Mai 2006

Enfant bushman, Botswana.
Enfant bushman, Botswana.
© ©Fiona Watson/Survival

Au cours du contre-interrogatoire mené par l'avocat des Bushmen,
le principal fonctionnaire responsable de l'expulsion de plusieurs
centaines de Bushmen a affirmé avoir quasiment tout oublié de
l'opération.

Interrogé sur ce qui s'est passé lors des expulsions, Nono Macheke,
l'ex-commissaire du district de Ghanzi (la ville la plus proche de la
Réserve du Kalahari) a répété 36 fois ‘je ne me souviens pas' au cours
de son audition.

Nono Macheke a confirmé qu'aucun Bushman n'avait été forcé ou persuadé
de quitter sa terre ancestrale, mais que tous ceux qui avaient été
relocalisés l'avaient été de leur propre gré. Il a pourtant été
incapable de fournir une seule information sur les relocalisations, qui
ont duré 10 jours, en affirmant qu'il ne se souvenait de rien.

Nono Macheke a réaffirmé que durant tout le temps qu'il avait passé
dans la réserve, il n'avait pas parlé aux Bushmen et qu'aucun d'entre
eux n'avait protesté contre le fait d'avoir été obligé de quitter son
territoire.

Au cours du procès, de nombreux témoins bushmen ont confirmé n'avoir
jamais souhaité quitter la réserve mais y avoir été forcés par les
équipes d'expulsion gouvernementales coordonnées par Nono Macheke.