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| Enfants bushmen, Réserve du Kalahari, Botswana, 2004.
©2004 Stephen Corry/Survival |
Des Bushmen expulsés de leurs terres du Kalahari par le gouvernement affrontent l'épuisement et la faim pour retourner chez eux.
Lors d'un premier incident, deux grand-mères âgées d'environ 70 ans ont
tenté de rentrer chez elles à pied en parcourant une distance de 120
km. Après avoir parcouru la moitié du chemin, elles ont été obligées
d'accepter d'être reconduites au camp de relocalisation après que l'une
des deux ai failli perdre conscience. Les températures dans le Kalahari
à cette période de l'année dépassent fréquemment les 40°, augmentant
les risques de déshydratation et de fatigue chronique.
Lors d'un autre incident, une femme bushman et ses trois jeunes enfants
ont échappé de justesse à des lions alors qu'ils marchaient vers leur
ancien foyer du Kalahari. Un conducteur passant par là avait noté les
traces de deux lions adultes suivant les empreintes de pas de la
famille. Les fauves n'étaient plus qu'à 200m du groupe quand le
véhicule les a fait fuir. D'habitude, une marche comme celle-ci est
organisée en groupe, les hommes étant armés de lances contre les
attaques d'animaux ; effectuer une telle marche seuls est une
illustration du désespoir actuel des Bushmen.
Quasiment l'ensemble des Bushmen vivant dans la réserve du Kalahari a
été expulsé par le gouvernement. Déplacés dans des camps de
relocalisation bien loin de chez eux, nombreux sont ceux qui ont sombré
dans la dépression, l'alcoolisme ou la prostitution. Malgré le
harcèlement du gouvernement, 200 Bushmen sont d'ores et déjà retournés
dans le désert du Kalahari.
Pour plus d'information, contacter :
Magali Rubino : 01 42 41 44 10 ou magali@survivalfrance.org