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| Enfants bushmen, Réserve du Kalahari, Botswana, 2004.
©2004 Stephen Corry/Survival |
De Beers est cette semaine revenue sur son refus de reconnaître les droits des peuples indigènes en Afrique australe.
En octobre 2002, la prestigieuse société avait affirmé à Survival
International ne pas avoir de politique sur les droits des peuples
indigènes en Afrique australe car cela équivaudrait à une logique
"d'apartheid".
Assistant, cette semaine, à une présentation de Survival devant un
groupe de travail sur le Botswana composé de parlementaires
britanniques, des représentants de De Beers ont démenti la déclaration
de 2002. Toujours cette semaine, le directeur général Nicky
Oppenheimer, à qui une radio canadienne demandait s'il était vrai que
De Beers ne soutenait pas les droits des peuples indigènes en Afrique,
a laissé entendre que sa société étudiait actuellement une politique
sur le sujet.
Le directeur de Survival International, Stephen Corry, constate que "concernant
les droits des peuples indigènes, De Beers est en retard de plusieurs
décennies sur l'opinion internationale. Il est inadmissible de
prétendre que ces droits n'existent pas. Une compagnie minière comme
Rio Tinto, par exemple, s'est récemment engagée à ne pas exploiter les
terres des Aborigènes mirrar en Australie sans leur accord".
De Beers et ses filiales possèdent licences et concessions
d'exploration diamantifères sur les terres ancestrales des Bushmen gana
et gwi du Botswana. Les Bushmen ont été expulsés de leur terre en 2002
et forcés de vivre dans des camps où ils sont réduits à la mendicité et
à la prostitution.
Pour plus d'information, contacter :
Magali Rubino : 01 42 41 44 10 ou magali@survivalfrance.org