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| Hommes yali, Papouasie
©William Milliken/Survival |
La Papouasie est le théâtre de conflits depuis 40 ans. Durant cette
période, 100 000 membres de tribus ont trouvé la mort. L'occupation
brutale mise en place par le pouvoir indonésien est parvenue à
affaiblir le mouvement de résistance que l'armée a achevé avec
perversité. Aujourd'hui, les anciens des tribus, les organisations
humanitaires, les groupes religieux, les leaders de la rébellion et
même la police et la marine collaborent afin de trouver une solution
pacifique aux problèmes de la Papouasie, une initiative nommée "zone de
paix". L'armée indonésienne et les autorités nationales à Jakarta sont
néanmoins déterminées à faire échouer cette initiative et à résoudre ce
conflit par la violence.
En dépit de l'engagement des leaders de la rébellion en faveur d'un
dialogue pacifique, la présence militaire s'intensifie et les
assassinats se poursuivent. Dix personnes ont été tuées et six autres,
blessées – dont un petit garçon de 6 ans – en un seul affrontement au
moins de novembre. Le gouvernement envisage de diviser la Papouasie en
trois provinces, placées sous contrôle militaire accru. Les violations
des droits de l'homme dans cette zone sont courantes et les tentatives
d'intimidation à l'encontre des personnels humanitaires s'intensifient,
encouragées par les généraux et les hauts fonctionnaires qui estiment
que la préservation de l'intégrité du territoire indonésien doit se
faire au détriment du respect des droits de l'homme.