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| Enfants innu
©Adam Hinton/Survival |
Le 19 mars 2002, Survival remettait à la Haute Cour de Calcutta les
dépositions d'experts internationaux concernant les conséquences de la
sédentarisation forcée sur des populations minoritaires vulnérables.
Parmi ces experts figurait Simeon Tshakapesh, chef des Mushuau Innu du
Canada oriental qui apportait son propre témoignage sur l'expérience
désastreuse de sédentarisation que son peuple a vécue dans les années
1960-70. Depuis lors, sa communauté, démantelée par la drogue,
l'alcoolisme et le désespoir, tient le triste record du plus haut taux
de suicides au monde, un sombre avenir que les Innu voudraient éviter
aux Jarawa.
Simeon Tshakapesh à témoigné que la sédentarisation forcée est une
véritable sentence de mort pour un peuple habitué à la liberté et à
l'auto-subsistance. Je vous implore de tenir compte de notre expérience
avant de prendre une décision qui aura un impact dramatique sur la vie
de ce peuple'.
Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré : "Les
autorités indiennes doivent écouter les Innu. Ils ont été sédentarisés
de force comme cela est envisagé pour les Jarawa et en ont terriblement
souffert".