Des leaders papous arrêtés pour trahison 23 Mars 2012

Une victime est retrouvée après la violente répression du congrès papou
Une victime est retrouvée après la violente répression du congrès papou
© Tapol/Down to Earth/West Papua Media

Cinq leaders papous ont été accusés de trahison et inculpés de trois ans de prison par un tribunal de Jayapura, capitale de la Papouasie.

Forkorus Yaboisembut, Edison Waromi, Selfius Bobii, Dominikus Sorabut et Agus Kraar ont été inculpés pour leur participation à la réunion pacifique du troisième congrès papou.

En octobre dernier, des soldats et des policiers armés ont encerclé le bâtiment où se tenait le congrès et attaqué les militants indépendantistes papous.

Des vidéos choquantes ont montré les forces indonésiennes en train de tirer sur les Papous et de les frapper lors du Congrès.

Au moins trois personnes ont été tuées lors de ce violent assaut, bien que plusieurs sources fiables indiquent un nombre supérieur. Des centaines de Papous ont été arrêtés et au moins cinquante ont été torturés.

Malgré les preuves irrécusables de l’usage d’une grande brutalité, dont la plupart ont été filmées, les officiers de police responsables n’ont été condamnés qu’à de légères peines: seuls 17 d’entre eux ont été poursuivis, quelques hauts fonctionnaires ont été ‘réprimandés’ et sept sous-officiers ont été détenus entre 7 et 14 jours.

De nombreuses questions restent en suspens sur l’impartialité du procès. Lors des audiences judiciaires, l’armée était omniprésente et l’un des avocats des Papous a été menacé de poursuites pour avoir parlé au nom de ses clients.

Il a été fait appel de ces condamnations le 20 mars dernier.

 

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