Selon une institution des Nations-Unies, le Brésil viole les droits des peuples indigènes 26 Mars 2012

Danse kayapo lors d'une manifestation contre un projet de barrage.
Danse kayapo lors d'une manifestation contre un projet de barrage.
© Terence Turner

L’Organisation International du Travail (OIT), agence spécialisée des Nations-Unies, a critiqué le gouvernement brésilien pour avoir manqué au respect des droits des peuples indigènes.

L’OIT a affirmé qu’en ne consultant pas les Indiens sur la construction du méga-barrage de Belo Monte, le Brésil viole la Convention 169 de l’OIT relative aux droits des peuples indigènes et tribaux, que le pays a ratifiée.

Les Indiens du Brésil ont organisé plusieurs protestations massives contre le barrage qui dévastera leur forêt. Les Indiens isolés vivant dans la région pourraient subir de plus graves impacts.

Lors de sa tournée en Europe pour dénoncer les dangers que représente ce barrage, la porte-parole indigène Sheyla Juruna a déclaré : ‘Les barrages auront des conséquences culturelles, sociales et environnementales irréversibles. Nous sommes traités comme des animaux – tous nos droits sont violés’.

Le Ministère public brésilien et la Commission interaméricaine des droits de l’homme ont ordonné au gouvernement de suspendre la construction du barrage tant que les droits des Indiens ne seront pas respectés, mais le chantier continue.

L’OIT a appelé le gouvernement à consulter les Indiens ‘avant que les effets néfastes potentiels [du barrage] ne deviennent irréversibles’.

Survival exhorte tous les gouvernements à ratifier la Convention 169 de l’OIT, la seule législation contraignante sur les droits des peuples indigènes.

 

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