Ouverture du procès intenté par les Bushmen 30 Juillet 2013

Gakelekgolele Gaoberekwe
Gakelekgolele Gaoberekwe

© Survival International

Les débats ont débuté lundi à la Haute Cour du Botswana dans la quatrième affaire portée par les Bushmen contre le gouvernement.

La plainte porte sur l’exigence du gouvernement imposant aux Bushmen l’obtention d’un permis pour pouvoir entrer dans leur territoire ancestral de la Réserve du Kalahari central.

En 2006, la Haute Cour avait statué que les Bushmen expulsés de force de la réserve avaient le droit de retourner vivre chez eux. Toutefois, depuis cette décision, ils ont été victimes d’incessantes manœuvres d’intimidation et de harcèlement de la part du gouvernement, et la plupart d’entre eux sont obligés de demander un permis qui ne leur permet de rester dans la réserve que durant un mois.

Aujourd’hui, le gouvernement a tenté de faire rejeter l’affaire pour des raisons techniques, la décision de poursuivre ou non le procès sera prise dans les prochaines semaines.

L’avocat britannique spécialiste des droits indigènes, Gordon Bennett, était censé représenter les Bushmen, comme il le fait depuis 2004, mais il a été interdit d’entrée dans le pays la semaine dernière, sans aucun motif.

Me Bennett a été l’avocat principal des Bushmen dans le procès de 2006. Ce cas historique a été le premier à établir le principe du titre foncier indigène en Afrique.

Le gouvernement prétend que seules les 189 personnes officiellement inscrites comme plaignantes dans cette affaire, ainsi que leurs enfants jusqu’à l’âge de 16 ans, ont l’autorisation du libre passage dans la réserve. Cependant, au début de l’affaire en 2002, le gouvernement avait reconnu que cette décision s’appliquerait à environ 700 Bushmen, y compris les enfants.

Les Bushmen qui sont soumis à des vagues d’arrestations et à la violence de la part de la police paramilitaire et des gardes forestiers vivent dans la crainte constante de voir leur permis expirer.

Le porte-parole bushman Jumanda Gakelebone a déclaré aujourd’hui : ‘Nous sommes satisfaits de l’audience d’aujourd’hui. Le gouvernement n’a aucun argument contre le simple fait que nous, les Bushmen, avons le droit de vivre et de nous déplacer librement sur notre territoire. Le gouvernement a tenté de nous affaiblir en refoulant notre avocat, mais nous avons bon espoir que justice sera rendue.

 

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