L’opinion publique internationale a joué un rôle crucial dans la campagne pour la démarcation du territoire de Raposa-Serra do Sol qui a été couronnée de succès en 2005. Aujourd’hui, le Conseil indigène du Roraima lance un appel urgent à la communauté internationale lui demandant d’exhorter le gouvernement brésilien et la Cour suprême à expulser immédiatement les occupants illégaux des terres indiennes conformément aux dispositions de la Constitution brésilienne.
Les Indiens de Raposa Serra do Sol ont déclaré dans une lettre ouverte : “Nous ne pouvons pas accepter que les autorités aient attendu trois ans avant d’agir, qu’elles aient permis les actes de terrorisme de ces 11 derniers jours à Raposa Serra do Sol et que la Cour suprême ait suspendu l’opération d’expulsion. Nous rejetons l’attitude du gouvernement du Roraima qui privilégie les sacs de riz au détriment de la vie de 18 992 Indiens”.
Votre lettre peut faire la différence. Agissez maintenant.
La Cour suprême (STF) doit prochainement se prononcer sur le sort du territoire de Raposa-Serra do Sol dans l’Etat du Roraima. Bien que ce territoire ait été ratifié par le président en 2005, un puissant groupe de riziculteurs refuse de quitter les lieux et continue de menacer et d’intimider les communautés indigènes qui y vivent. Le gouvernement de l’Etat de Roraima, qui a porté cette affaire devant la Cour suprême, soutient les riziculteurs qui réclament la réduction du territoire indigène.
La décision que vous aurez prochainement à prendre avec les autres juges de la Cour Suprême doit impérativement respecter la Constitution brésilienne qui garantit les droits territoriaux des peuples indigènes, c’est pourquoi je vous prie instamment de maintenir la ratification du territoire indigène de Raposa-Serra do Sol.
Dans le cas contraire, cela constituerait un dangereux recul des droits de tous les peuples indigènes du Brésil. La perte de leur territoire, essentiel à leur bien-être et à leur survie, condamnerait les peuples de Raposa-Serra do Sol à de nouvelles privations et souffrances.
Dans l’espoir que le décret d’homologation du territoire indigène sera maintenu, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à l’assurance de ma haute considération.
President
Supremo Tribunal Federal
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Brésil
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