Etat d’urgence déclaré en Amazonie

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© Survival

Le gouvernement péruvien a déclaré l’état d’urgence dans plusieurs régions d’Amazonie suite à une série de manifestations ayant mobilisé des milliers d’Indiens.

Les manifestants dénoncent les politiques et les lois gouvernementales contraires aux droits des peuples indigènes et qui facilitent l’invasion de leurs terres par des compagnies multinationales. Les protestations ont commencé le 9 avril dernier: des barrages ont été érigés sur plusieurs rivières, des routes ont été bloquées et un aéroport a été fermé. Selon les sources, dix Indiens au moins ont été grièvement blessés.

L’état d’urgence a été sévèrement critiqué par plusieurs personnalités et organisations péruviennes, dont le président de la principale organisation indigène, AIDESEP, qui a considéré cette décision comme un acte de “guerre”. Elle bafoue les droits constitutionnels à la sécurité personnelle, l’inviolabilité de la propriété, la liberté de se rassembler et de se déplacer.

L’une des régions les plus affectées se situe le long du rio Napo, l’un des principaux affluents de l’Amazone, au nord du Pérou. Suite au barrage érigé par les Indiens, une canonnière des forces armées péruviennes et trois bateaux appartenant à la compagnie pétrolière franco-britannique Perenco ont franchi la barrage en faisant chavirer plusieurs canoës des manifestants.

Perenco opère dans une région d’Amazonie habitée par au moins deux groupes d’Indiens isolés. Survival exhorte la compagnie à renoncer à ce projet d’exploitation pétrolière.