Conflit mortel dans les îles Andaman

Jarawa, îles Andaman.
Jarawa, îles Andaman.
© Salomé/Survival

Un membre de la tribu jarawa est porté disparu et présumé mort suite à un conflit avec un groupe de braconniers qui pêchait illégalement dans leur territoire. La police les a finalement arrêtés.

Le 19 novembre dernier, Hotelle, un Jarawa probablement âgé de dix-huit ans, a été violemment frappé lors du conflit. Il a été vu pour la dernière fois alors qu’il avait sauté dans l’eau pour tenter d’échapper aux braconniers et qu’il luttait contre eux pour rester à la surface. L’un des pêcheurs a également été tué par des membres de la tribu à l’aide de leurs flèches.

Les braconniers avaient établi leur campement à proximité des habitations des Jarawa. Lorsque les Jarawa leur ont demandé une partie du poisson qu'ils avaient pêché dans leur réserve, les braconniers leur ont lancé de l'eau bouillante et les ont frappés à coups de bâtons. C'est alors que le conflit a commencé.

L'invasion du territoire jarawa par les braconniers constitue une grave menace pour cette tribu qui n’a que de très rares contacts avec le monde extérieur depuis 1998. Non seulement les braconniers risquent de leur transmettre des maladies contre lesquelles ils n'ont aucune immunité mais ils épuisent rapidement les ressources naturelles dont ils dépendent. L'accès à la réserve jarawa est illégal sans l'obtention d'un permis spécial, mais le braconnage est aujourd'hui très répandu.

Voir l'interview inédite d'un Jarawa parlant de l'invasion de son territoire par les braconniers


Stephen Corry, directeur de Survival, a déclaré aujourd'hui : " Cette tragédie devrait conduire le gouvernement indien à prendre des mesures d’urgence pour éloigner les braconniers du territoire jarawa. Ces derniers y chassent et y pêchent depuis plus de 60 000 ans, mais les braconniers sont maintenant si nombreux qu'ils représentent une grave menace pour la survie de cette tribu. Il y a déjà eu deux morts, c’est assez pour mettre un terme au braconnage en territoire jarawa."

Pour plus d’informations
Sophie Baillon 00 33 (0)1 42 41 44 10
[email protected]